La Banque du Canada « encore loin » de rétablir l'abordabilité du logement, et la politique monétaire est un outil « trop grossier »

La première sous-gouverneure Carolyn Rogers a déclaré le 1er octobre à Victoria que la voie est bonne mais que le chemin est long ; la hausse des prix fait grimper les loyers, la baisse érode la richesse des ménages — « un piège ».
Pourquoi c’est important
La première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Rogers, a déclaré jeudi que le Canada est « sur la bonne voie » pour rétablir l'abordabilité du logement, mais qu'« il reste du chemin à parcourir et qu'il faudra du temps », dans un discours devant un auditoire d'affaires à Victoria, en Colombie-Britannique — le dernier cadrage de la crise du logement par la haute direction de la banque centrale.
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Mme Rogers a indiqué que rétablir l'abordabilité exigera plus d'offre, une meilleure planification et des infrastructures, des règlements qui protègent la résilience, et des incitatifs qui n'ajoutent pas de demande sur un marché déjà en pénurie. Elle a décrit le dilemme : quand les prix montent, les loyers augmentent et l'achat devient plus difficile ; quand les prix baissent, la richesse globale des ménages s'érode — « on dirait un piège ».
Elle a souligné que la politique monétaire est un outil « trop grossier » pour l'abordabilité du logement : les taux d'intérêt peuvent influencer la demande dans l'ensemble de l'économie, y compris celle de logements, mais ne peuvent pas corriger précisément la pénurie d'offre, et il n'existe pas de correctif simple au cadre de politique monétaire. Elle a reconnu que la Banque doit mieux expliquer ces arbitrages et dire clairement aux Canadiens ce que la politique monétaire peut et ne peut pas faire.
L'objectif d'abordabilité, a-t-elle ajouté, doit être une combinaison de politiques qui accroît l'offre, protège la résilience et réduit la dépendance de l'économie à la hausse des prix des maisons.
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