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Politique canadienne

Carney dénonce les licenciements de Stelco comme une « trahison » des travailleurs canadiens et menace de poursuites contre la maison mère américaine

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Le premier ministre Mark Carney a condamné le 29 septembre la décision de Stelco de mettre à l'arrêt indéfini ses lignes de laminage à froid et de revêtement à Hamilton, touchant jusqu'à 500 travailleurs, rappelant que Cleveland-Cliffs avait pris des engagements d'emploi contraignants lors de son rachat en 2024.

Pourquoi c'est important

Le premier ministre du Canada intervient personnellement dans un dossier de licenciements dans une aciérie et menace de poursuites judiciaires une entreprise américaine — la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada se transporte ainsi devant les tribunaux canadiens, avec jusqu'à 500 emplois liés à des engagements d'acquisition de 3,4 milliards de dollars canadiens.

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Stelco, le producteur d'acier canadien propriété de la société américaine Cleveland-Cliffs, a annoncé le 29 septembre la mise à l'arrêt indéfini des lignes de laminage à froid et de revêtement de son usine de Hamilton, en Ontario, en regroupant la production à son usine de Lake Erie (Nanticoke) — jusqu'à 500 travailleurs sont touchés.

Dans une note aux employés, Stelco affirme que les droits de douane américains de 50 % sur l'acier et l'aluminium ont « considérablement réduit » le marché des produits laminés à froid et galvanisés ; la demande sur ses marchés de services traditionnels a chuté de près de 25 % au deuxième trimestre par rapport à la moyenne trimestrielle de 2024, dont une baisse de 10 % au Canada.

Le premier ministre Mark Carney a réagi le 29 septembre, qualifiant cette décision de « trahison des travailleurs canadiens ». Il a rappelé que le PDG de la maison mère, Lourenco Goncalves, avait publiquement salué les droits de douane de 50 % de Trump sur l'acier comme « nécessaires pour protéger les aciéries américaines », lui reprochant un double discours.

M. Carney a indiqué que Cleveland-Cliffs avait pris des engagements d'emploi contraignants — maintenir les niveaux d'emploi syndiqué et non syndiqué pendant cinq ans — lors du rachat de Stelco en 2024 pour 3,4 milliards de dollars canadiens (environ 2,4 milliards de dollars américains), et que le gouvernement utilisera tous les moyens juridiques pour les faire respecter.

Cleveland-Cliffs a répondu que la production ne quittait pas le Canada, que le tonnage total d'acier restait inchangé et que l'usine de Lake Erie absorberait un nombre important des travailleurs touchés.

M. Carney a refusé de commenter l'exigence de Trump que le Canada « s'excuse », réaffirmant que le Canada était prêt à négocier de bonne foi un accord commercial mutuellement bénéfique — à condition que la souveraineté des deux pays soit respectée.

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