Le drapeau des survivants hissé sur la colline du Parlement en l'honneur des survivants des pensionnats et des enfants qui ne sont jamais rentrés

À l'occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, des survivants des pensionnats des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont hissé le drapeau des survivants sur la colline du Parlement; la gouverneure générale Louise Arbour et la ministre Rebecca Alty étaient présentes.
Pourquoi c'est important
Le 30 septembre est la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Des survivants des pensionnats des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont hissé le drapeau des survivants sur la colline du Parlement pour honorer les enfants qui ne sont jamais rentrés et reconnaître la force, le courage et la résilience des survivants. La gouverneure générale Louise Arbour et la ministre des Relations Couronne-Autochtones Rebecca Alty y ont assisté. Le drapeau a été créé pour et par les survivants et a été hissé pour la première fois sur la colline du Parlement en août 2022.
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OTTAWA, 30 sept. — À l'occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, des survivants des pensionnats, des Aînés et des représentants du Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) se sont réunis sur la colline du Parlement, sur le territoire traditionnel du peuple algonquin anishinabeg, pour hisser le drapeau des survivants en l'honneur des survivants et en mémoire des enfants qui ne sont jamais rentrés.
Ils ont été rejoints par des dirigeants d'organisations autochtones nationales, Son Excellence la très honorable Louise Arbour, gouverneure générale du Canada, et l'honorable Rebecca Alty, ministre des Relations Couronne-Autochtones.
Le drapeau des survivants a été créé pour — et par — les survivants afin d'honorer tous les survivants, les familles et les communautés touchés par le système des pensionnats. Sa conception a été élaborée en consultation avec des survivants inuits, micmacs, atikamekw, cris, ojibwés, dakotas, mohawks, dénés, nuu-chah-nulth, secwepemc et de la Nation métisse.
Plusieurs survivants ont pris la parole. L'Aînée Claudette Commanda, de la Nation algonquine anishinabeg, a déclaré que le drapeau témoigne que « la réconciliation exige l'action ». Antoine Mountain, survivant des Premières Nations ayant passé 12 ans dans les pensionnats, a affirmé que le drapeau est « plus qu'un symbole » — c'est une reconnaissance des expériences des survivants. Le survivant inuit Bernard Andreason a dit que cette levée du drapeau rappelait avec force que « nos histoires comptent ». Ann Lafleur, survivante métisse du pensionnat d'Île-à-la-Crosse, a déclaré qu'il est temps de « reprendre notre avenir en main ».
Stephanie Scott, directrice générale du CNVR, a souligné que le système des pensionnats s'est étendu sur plusieurs générations et que ses répercussions se font encore sentir; le chemin de la réconciliation est long et exige humilité, persévérance et actions concrètes. La ministre Alty a déclaré que la levée du drapeau est l'occasion d'honorer les survivants, de se souvenir des enfants qui ne sont jamais rentrés et de réfléchir aux vérités partagées sur les pensionnats, ajoutant que le gouvernement continuera d'écouter les survivants et de faire progresser les droits et l'autodétermination des Autochtones.
Lignes de soutien : Ligne d'écoute téléphonique nationale sur les pensionnats 1-866-925-4419 (24 heures); Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être 1-855-242-3310.
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