La Chine bloque le rachat de la robotique d'ABB par SoftBank pour 5,4 milliards de dollars

La Commission nationale du développement et de la réforme a informé SoftBank qu'elle n'autoriserait pas son rachat, pour 5,4 milliards de dollars, de l'activité robotique du groupe suisse ABB ; le Financial Times l'a révélé le 5 novembre, et ABB a confirmé le même jour que le rachat de son activité robotique en Chine avait été interdit, sans dire que l'ensemble de l'opération était mort.
La Commission nationale du développement et de la réforme a informé SoftBank qu'elle n'autoriserait pas son rachat, pour 5,4 milliards de dollars, de l'activité robotique du groupe d'ingénierie suisse ABB. Le Financial Times a révélé l'interdiction le 5 novembre, et ABB a confirmé le même jour, dans un communiqué, que SoftBank lui avait indiqué que le Bureau du mécanisme de travail pour l'examen de la sécurité des investissements étrangers avait interdit le rachat de l'activité robotique d'ABB en Chine. SoftBank a refusé de commenter et la commission n'a pas répondu à une demande de commentaire. (La photo de couverture est une photo d'archive d'un robot industriel ABB.)
Le communiqué ne vise que l'activité en Chine ; l'ensemble de l'opération n'est pas déclaré mort
À noter, le communiqué d'ABB ne vise que l'activité en Chine et ne dit pas que l'ensemble de l'opération est morte. ABB et SoftBank travailleraient encore sur l'opération, mais la Chine est le premier marché de la robotique d'ABB, de sorte que la décision laisse incertaines la structure, le calendrier et le prix de la vente. SoftBank avait accepté en octobre 2025 de racheter la division robotique d'ABB pour une valeur d'entreprise d'environ 5,375 milliards de dollars, avec une finalisation attendue entre le milieu et la fin de 2026 ; l'Union européenne avait approuvé l'opération sans condition en mars.
Crainte que les données robotiques ne partent à l'étranger pour entraîner l'IA
Selon le Financial Times, citant des personnes proches du dossier, la commission craignait que les données robotiques ne soient transférées à l'étranger et utilisées pour entraîner des modèles d'intelligence artificielle, notamment ceux d'OpenAI, dont SoftBank est un investisseur majeur. Reuters a indiqué ne pas pouvoir vérifier immédiatement l'information, et aucun document officiel exposant les motifs de l'interdiction n'a été publié. Le directeur général de SoftBank, Masayoshi Son, a fait de la robotique le cœur de sa stratégie d'« IA physique », cherchant à faire de SoftBank un acteur central du développement de l'intelligence artificielle.
Deuxième grande opération bloquée par la Chine cette année
Reuters souligne qu'il s'agit de la deuxième grande opération stoppée par la Chine cette année. Plus tôt en 2026, la commission avait ordonné à Meta de se défaire de la start-up d'IA Manus, rachetée pour plus de 2 milliards de dollars. Ce cas laisse penser que Pékin durcit l'examen des opérations transfrontalières impliquant des données et l'intelligence artificielle, ce qui ajoute de l'incertitude pour les fusions-acquisitions technologiques mondiales.
(Sources : Financial Times (via Reuters), Reuters et communiqué d'ABB, 5 novembre 2026. Les motifs officiels de l'interdiction n'ont pas été publiés ; l'explication provient de personnes citées par le Financial Times. La photo de couverture est une photo d'archive d'un robot industriel ABB.)
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