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La Chine propose de contrôler l'exportation de 40 technologies : IA, solaire, biotech — 14 interdites

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Le ministère chinois du Commerce et le ministère des Sciences et Technologies ont publié vendredi un projet de révision (annonce n° 48) qui ajouterait 40 technologies clés dans l'IA, la biomédecine et le photovoltaïque au catalogue de contrôle des exportations : 14 feraient l'objet d'une interdiction totale d'exportation — dont les technologies de fabrication de modules solaires pérovskite et tandem et l'IA capable de générer ou de faire muter du code malveillant — et 26 d'exportations restreintes (sous licence). Le ministère du Commerce a jugé la mesure « nécessaire », invoquant la sécurité nationale.

Pourquoi c'est important

Il s'agit de la plus importante révision du catalogue chinois de contrôle des exportations technologiques de ces dernières années, touchant précisément les segments — intelligence artificielle et fabrication solaire de nouvelle génération — où la course technologique avec les États-Unis est la plus féroce. La liste n'est encore qu'un projet soumis à consultation, mais le signal est clair : Pékin traite désormais le risque de fuite technologique comme une question de sécurité nationale de façon systématique. Le volet solaire pourrait aussi affecter les calendriers de relocalisation de pays comme l'Inde, qui cherchent à réduire leur dépendance à la Chine.

L'essentiel

Selon plusieurs médias le 16 octobre, le ministère chinois du Commerce et le ministère des Sciences et Technologies ont publié conjointement un projet de révision du catalogue des technologies soumises à interdiction ou restriction d'exportation (annonce n° 48), couvrant 40 technologies clés dans l'IA, la biomédecine et le photovoltaïque.

Parmi elles, 14 feraient l'objet d'une interdiction totale d'exportation, dont les technologies de fabrication de modules solaires à pérovskite et à cellules tandem, les technologies d'IA capables de générer et de faire muter du code informatique malveillant, et certaines plateformes liées à la thérapie cellulaire et génique. Vingt-six autres seraient soumises à des exportations restreintes (sous licence), dont les technologies d'ingénierie du polysilicium pour des lignes de production d'au moins 30 000 tonnes de capacité annuelle, les outils d'IA de détection de vulnérabilités logicielles et certaines technologies de découverte et de validation de nouvelles cibles thérapeutiques.

Un porte-parole du ministère du Commerce a déclaré que « ces dernières années, les technologies de l'IA, de la biomédecine et du photovoltaïque ont vu leurs applications s'étendre dans des domaines sensibles » et que « les grandes économies du monde ont mis en place des contrôles à l'exportation à des degrés divers dans ces domaines ». « S'inspirant des pratiques internationales, la Chine met en place les contrôles nécessaires conformément à la loi pour prévenir les risques liés à la perte de contrôle des technologies ou à leur prolifération inappropriée, tout en préservant une coopération technologique internationale normale », indique le communiqué. Il ajoute que les technologies photovoltaïques sont de plus en plus utilisées dans l'aérospatial, la défense, les systèmes sans pilote et d'autres secteurs sensibles, ce qui accroît les implications pour la sécurité nationale des exportations technologiques — mais que seul un ensemble limité de technologies serait réglementé, les autres restant librement exportables.

En toile de fond, la compétition technologique sino-américaine s'intensifie : cette semaine, Taïwan a également annoncé qu'il ajouterait les serveurs d'IA et les semi-conducteurs de pointe à sa liste d'articles contrôlés dans le cadre d'un accord commercial avec les États-Unis.

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