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Colombie · Conflit

Des drones piégés frappent une base militaire colombienne, trois soldats tués et au moins huit grièvement blessés

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Des drones chargés d'explosifs ont frappé une base militaire à Santa Rosa del Sur, dans le département de Bolívar, dans le nord de la Colombie, à la mi-journée du samedi 7 novembre, tuant trois soldats et en blessant grièvement au moins huit ; le président Abelardo de la Espriella a qualifié l'attaque de terroriste et promis de traduire les responsables en justice. Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque.

L'armée colombienne a indiqué que des drones chargés d'explosifs avaient frappé une base militaire à Santa Rosa del Sur, dans le département de Bolívar, dans le nord du pays, à la mi-journée du samedi 7 novembre, tuant trois soldats et en blessant grièvement au moins huit. L'armée n'a pas dit qui avait mené l'attaque ; le président Abelardo de la Espriella l'a qualifiée d'attaque terroriste et a promis de traduire les responsables en justice.

Trois explosions ; les soldats se sont abrités derrière des sacs de sable

La cible était le camp militaire de Santa Rosa del Sur, qui abrite le 48e bataillon de jungle de l'armée. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent trois explosions successives et de la fumée s'élevant de la base, tandis que les soldats se réfugiaient dans des abris faits de sacs de sable. Dans un communiqué mis à jour à 14 h 38, heure locale, la première division de l'armée a confirmé que les drones étaient équipés d'engins explosifs, tuant trois militaires et en blessant grièvement huit, d'autres personnels recevant également des soins ; aucun bilan définitif n'a été publié. L'agence Associated Press a ensuite cité l'armée évoquant au moins 16 blessés ; le maire local a fait état de 35 blessés au total, et les chiffres n'ont pas été réconciliés.

Une zone aurifère disputée par plusieurs groupes armés

Santa Rosa del Sur se trouve au pied de la cordillère de San Lucas, une région riche en mines d'or disputée de longue date par le Clan del Golfo, l'Armée de libération nationale (ELN) et de petites factions dirigées par d'anciens membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Les premiers rapports évoquent une possible implication de l'ELN, mais la responsabilité n'a pas été établie et aucune organisation n'a publiquement revendiqué l'attaque.

Le président promet une riposte ; un camion piégé signalé le même jour

Le président de la Espriella a écrit le 7 novembre sur X que les auteurs de l'attaque « n'auront nulle part où se cacher » et a ordonné une intensification des opérations pour capturer les responsables, ajoutant que chaque attaque contre des soldats ne fait que renforcer la détermination à défendre la Colombie. Un camion piégé a explosé le même jour à Patía, dans le département du Cauca, les détails restant à vérifier. L'agence Associated Press a noté que cette attaque était la dernière d'une série d'attaques contre les forces de sécurité, alors que la violence augmente dans les zones rurales du pays.

(Sources : armée colombienne ; Associated Press ; El Espectador.)

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