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New Delhi : le smog s'aggrave, les PM2,5 dépassent 461 dans certains quartiers avant Diwali

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L'AFP a rapporté le 4 novembre que les concentrations de PM2,5 dépassaient 461 microgrammes par mètre cube dans certains quartiers de New Delhi, soit plus de 30 fois la valeur guide quotidienne de l'OMS, alors que l'indice de qualité de l'air de la ville se situe dans la catégorie « très mauvaise » à quelques jours de Diwali.

La pollution atmosphérique toxique dans la capitale indienne, New Delhi, s'est aggravée mercredi 4 novembre. Selon l'AFP, la société de surveillance IQAir a relevé des concentrations de PM2,5 supérieures à 461 microgrammes par mètre cube dans certains quartiers de la ville, soit plus de 30 fois la valeur guide de l'OMS pour une moyenne sur 24 heures, fixée à 15 microgrammes par mètre cube. L'indice de qualité de l'air de la ville s'établissait autour de 377 à 379 dans la matinée, dans la tranche 301 à 400 que l'organisme indien de surveillance qualifie de « très mauvaise » ; au-delà de 400, la catégorie est « sévère ».

Des restrictions renforcées il y a trois jours, sans effet suffisant

Cette détérioration survient trois jours après le renforcement des mesures : depuis le 1er novembre, les contrôles hivernaux de Delhi limitent les véhicules et les travaux de construction, déclenchent le niveau II du plan d'action gradué (GRAP) et imposent aux bureaux du gouvernement de Delhi et du secteur privé de placer 50 % de leurs effectifs en télétravail jusqu'au 31 janvier. Le métro de Delhi a ajouté des trajets supplémentaires en semaine.

Selon le ministère indien de l'Environnement, les véhicules représentent 23 % de la pollution hivernale de Delhi, la combustion de biomasse, y compris les brûlis agricoles, 20 %, et l'industrie, y compris les centrales au charbon, environ 9 %. La part la plus importante, 27 %, provient des particules secondaires, formées lorsque les gaz émis par les véhicules, l'industrie, les centrales et la combustion de biomasse réagissent dans l'atmosphère.

Les feux d'artifice de Diwali, prochain risque

Diwali tombe dimanche 8 novembre, et les feux d'artifice devraient aggraver encore la pollution. La Cour suprême indienne a autorisé ce mois-ci un usage limité de pétards dits « verts » à Delhi et dans les environs, même si les informations rapportent que ces restrictions sont régulièrement ignorées.

Une étude de 2024 publiée dans The Lancet Planetary Health estimait que 3,8 millions de décès en Inde entre 2009 et 2019 étaient liés à la pollution de l'air. Les particules PM2,5 sont des microparticules cancérogènes assez fines pour pénétrer dans le sang et endommager les poumons et le cœur.

(Photo de couverture : image d'archive d'une rue de New Delhi sous le smog.)

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