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L'Iran propose de rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours si les États-Unis lèvent le blocus et les sanctions pétrolières

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Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré le 25 septembre à l'ONU que Téhéran rouvrirait le détroit d'Ormuz et reprendrait les pourparlers nucléaires sous sept jours si les États-Unis lèvent le blocus naval des ports iraniens, renoncent aux sanctions pétrolières et respectent un cessez-le-feu incluant le Liban.

Pourquoi c'est important

Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz commercialisés dans le monde transitait par ce détroit ; sa fermeture a provoqué de fortes fluctuations des prix et une inflation accrue — un casse-tête politique majeur pour Trump avant les élections de mi-mandat de novembre. C'est l'ouverture diplomatique la plus concrète en sept mois de guerre.

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Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré vendredi 25 septembre aux journalistes, au siège de l'ONU à New York, que l'Iran avait transmis aux États-Unis, par l'intermédiaire de médiateurs, une proposition : si Washington lève son blocus naval des ports iraniens, renonce aux sanctions sur les ventes de pétrole iranien et respecte un cessez-le-feu incluant le Liban, « le détroit pourra être rouvert, un passage maritime normal rétabli sous sept jours », et les pourparlers nucléaires reprendront. « Le choix appartient désormais aux États-Unis », a-t-il dit.

Selon l'Associated Press, M. Araghchi avait détaillé ce plan jeudi lors d'une réunion privée en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il ressemble fortement au mémorandum d'entente signé en juin, mais avec un calendrier accéléré — la version de juin prévoyait une période transitoire de 60 jours avant de s'effondrer, l'Iran ayant repris ses attaques contre le transport maritime.

Un responsable américain a indiqué que des « discussions positives » étaient en cours par l'intermédiaire de médiateurs, y compris sur le nucléaire, et le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré : « s'il y a une occasion d'échanger des idées et des messages, nous la saisirons ». Trump a toutefois menacé plus tôt cette semaine d'« annihiler » l'Iran et affirme ne pas être pressé de conclure un accord.

L'Arabie saoudite se montre sceptique face à cette nouvelle tentative, rapporte l'AP citant une source proche du dossier. Le Qatar est le médiateur clé ; le président Massoud Pezechkian a reçu le Premier ministre qatari tôt vendredi. Téhéran est aussi divisé : le chef des Gardiens de la révolution et l'Assemblée des experts affirment qu'« il n'y a pas d'autre voie que la résistance », tandis que le président du Parlement Mohammad Bagher Qalibaf a publiquement reconnu la fracture entre durs et modérés.

Contexte : les États-Unis et Israël ont lancé une attaque surprise le 28 février, alors que l'Iran était engagé dans des pourparlers nucléaires, tuant le guide suprême iranien. L'Iran a riposté contre Israël et les bases américaines dans le Golfe et a bloqué le détroit. Les élections législatives américaines auront lieu en novembre.

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