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Los Angeles · Immigration

Des agents de l'ICE ont bloqué l'entrée des ambulances d'un hôpital de Los Angeles pendant environ deux heures, suscitant une manifestation rejointe par la mairesse élue Raman

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Des agents fédéraux de l'immigration ont amené une personne détenue aux urgences de l'hôpital Adventist Health White Memorial, à Boyle Heights, vendredi soir, puis se sont postés en ligne devant l'entrée des ambulances pendant environ deux heures, obligeant l'hôpital à détourner les ambulances. Des centaines de personnes ont marché samedi de Mariachi Plaza jusqu'à l'hôpital, rejointes par la mairesse élue Nithya Raman et d'autres élus ; la mairesse Karen Bass a également condamné ces faits, tandis que l'hôpital a affirmé n'avoir ni demandé ni autorisé le blocage et que l'ICE a nié avoir ciblé l'hôpital.

Des agents fédéraux de l'immigration ont amené une personne détenue aux urgences de l'hôpital Adventist Health White Memorial, à Boyle Heights, à Los Angeles, vendredi soir, puis se sont postés en ligne devant l'entrée des ambulances pendant environ deux heures, obligeant l'hôpital à détourner les ambulances vers des établissements voisins. L'incident a suscité des protestations, et samedi après-midi, des centaines de personnes ont marché de Mariachi Plaza jusqu'à l'hôpital, rejointes par la mairesse élue Nithya Raman et plusieurs élus, pour demander des comptes à l'hôpital et au gouvernement fédéral. (Photo : photo d'archive d'une rue de Boyle Heights.)

Entrée des ambulances bloquée pendant environ deux heures ; l'hôpital dit ne l'avoir jamais demandée

Selon l'hôpital et les médias locaux, les agents ont amené vendredi soir une personne en détention aux urgences de White Memorial pour des soins, pour des raisons non précisées. Ils ont ensuite formé une ligne devant l'entrée des ambulances pendant environ deux heures, et l'hôpital a dû détourner les ambulances. L'hôpital a déclaré n'avoir ni demandé ni autorisé les agents à bloquer l'accès des ambulances, et qu'il ne participait pas à l'application des lois sur l'immigration et se consacrait uniquement aux soins des patients. Le président de l'hôpital, Daniel Fontoura, a indiqué lors du rassemblement de samedi que le personnel avait appelé le 911 pour tenter de mettre fin au blocage. L'hôpital a également précisé qu'il n'avait aucune relation particulière ni aucun contrat avec les autorités fédérales de l'immigration.

Au moins deux personnes arrêtées ; Mme Raman affirme qu'il s'agit de citoyens américains

Des manifestants se sont rassemblés devant l'hôpital vendredi soir, et une vidéo publiée en ligne montre des agents maintenant une personne au sol dans une rue proche de l'hôpital, tandis qu'un autre agent masqué ordonnait à la personne qui filmait de reculer. Des organisations communautaires ont indiqué qu'au moins deux personnes avaient été arrêtées par des agents fédéraux pendant les manifestations ; Mme Raman a affirmé sur X qu'il s'agissait de deux citoyens américains, ce qu'aucune agence n'a confirmé. La police de Los Angeles a indiqué avoir été appelée deux fois à l'hôpital, tard vendredi soir et tôt samedi, mais que ses agents n'avaient participé à aucune opération d'immigration.

Mme Raman rejoint la marche ; l'hôpital prié de répondre par écrit avant le 21 novembre

La marche de samedi après-midi, organisée par un groupe local d'intervention rapide, coïncidait avec une célébration du Día de los Muertos. Mme Raman, la sénatrice d'État María Elena Durazo, la conseillère municipale Ysabel Jurado, le député Mark Gonzalez et des représentants du Boyle Heights Immigrant Rights Network et d'autres organisations ont marché ensemble de Mariachi Plaza jusqu'à l'hôpital. Mme Raman a écrit sur X qu'elle était consternée que des agents aient obstrué l'entrée des urgences et arrêté deux citoyens américains, condamnant ce qu'elle a qualifié d'actions imprudentes de l'administration Trump. Lors du rassemblement, elle a mené des slogans en espagnol : « ICE out of Boyle Heights » et « ICE out of LA ». Mme Durazo a estimé que l'hôpital semblait se forger une réputation d'« hôpital favorable à l'ICE » et qu'il « pouvait et devait faire davantage ». Les manifestants ont remis aux administrateurs de l'hôpital une lettre demandant un compte rendu de la nuit, des procédures écrites pour empêcher les agents de bloquer les entrées ou d'entrer dans les chambres des patients, ainsi qu'une réponse écrite avant le 21 novembre.

Mme Bass condamne ; l'ICE nie avoir ciblé l'hôpital

La mairesse Karen Bass a condamné ces faits dans un communiqué samedi après-midi, déclarant que des agents fédéraux s'étaient rassemblés en force devant la baie des ambulances, « fermant de fait une entrée essentielle », et que pour les patients et les familles en crise médicale, « cette présence était effrayante au pire moment possible ». Elle a appelé l'administration Trump à cesser toute application des lois sur l'immigration dans et autour des établissements de santé, et a estimé que la direction de l'hôpital « avait aussi le devoir d'intervenir immédiatement pour protéger les patients et les voisins, et, selon toute apparence, cela n'a pas eu lieu ». L'ICE a nié avoir ciblé l'hôpital, réaffirmant sa politique de ne pas mener d'opérations dans des lieux sensibles tels que les hôpitaux, les écoles ou les églises, qualifiant les critiques de récit mensonger et affirmant que ses agents accomplissaient des tâches légales. L'incident survient quelques jours après la victoire de Mme Raman sur Mme Bass à l'élection municipale du 3 novembre ; Mme Raman prendra ses fonctions le 14 décembre.

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