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Montréal · Justice

Montréal : fin de l'affaire du sit-in dans une banque, les accusations criminelles sont abandonnées

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La Couronne a retiré le 26 octobre les dernières accusations de méfait criminel visant 14 manifestants montréalais, qui ont plaidé coupables à une infraction au règlement municipal sur le bruit et payé des amendes de 300 $, clôturant l'affaire du sit-in de 2024 dans une succursale de la Banque Scotia.

La Couronne a retiré le 26 octobre les dernières accusations criminelles visant 14 manifestants montréalais, après qu'ils eurent accepté de plaider coupables à une infraction au règlement municipal sur le bruit et de payer des amendes de 300 $, mettant fin à l'affaire pénale née d'un sit-in dans une banque du centre-ville en 2024.

Le déroulement de l'affaire

En avril 2024, 44 personnes avaient été arrêtées après un sit-in dans une succursale de la Banque Scotia au centre-ville de Montréal, exigeant que la banque se désinvestisse du fabricant d'armes israélien Elbit Systems, dans le contexte de la guerre à Gaza. Selon l'avocate de la défense, la plupart des autres manifestants avaient déjà réglé leur cas par des travaux communautaires; les personnes entendues le 26 octobre étaient les derniers accusés au criminel.

Les positions exprimées

Le manifestant Eli Tareq a déclaré lors d'une conférence de presse devant le tribunal municipal de Montréal : « Nous voulons nous assurer que les gens peuvent continuer à se battre de cette façon. Si un citoyen est traité ainsi, que se passera-t-il quand les gens feront quelque chose de jugé plus violent? » L'avocate de la défense, Barbara Bedont, a affirmé que les derniers accusés disposaient d'un solide dossier constitutionnel et a averti que la criminalisation des sit-in pacifiques menace la liberté d'expression et le droit de manifester.

Les manifestants ont aussi estimé que ce règlement ne répondait pas à l'obligation de rendre des comptes qu'ils attendaient de la police et du système de justice : les accusés avaient contesté leurs arrestations en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, soutenant que la police avait violé leurs droits constitutionnels. En revanche, ils ont salué comme une victoire de leur campagne la divulgation, quelques mois plus tôt, que la filiale de gestion de placements de la Banque Scotia avait vendu ses dernières actions d'Elbit Systems. Le manifestant Harar Hall a déclaré : « Notre objectif était de pousser une banque canadienne à cesser de profiter d'un génocide, et sur ce point, nous avons gagné. »

Source : La Presse canadienne, 26 octobre 2026 (via le Winnipeg Free Press). Les citations sont les propos des intervenants et n'engagent pas ce site.

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