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Montréal · Sécurité publique

Suite de l'affaire McGill à Montréal : le meurtrier en libération conditionnelle Ewert de nouveau détenu, motif non divulgué

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Le Service correctionnel du Canada a confirmé que Jeffrey George Ewert — condamné à deux peines à perpétuité pour un meurtre et une tentative de meurtre commis en 1984 en Colombie-Britannique, libéré sous surveillance de jour l'an dernier, et au centre d'une controverse après avoir suivi des cours à la faculté de droit de McGill — a été repris vendredi et remis en détention, sa libération conditionnelle étant suspendue ; l'agence invoque la protection de la vie privée pour ne pas préciser quelle condition serait en cause.

La controverse de la faculté de droit de McGill autour d'un délinquant en libération conditionnelle suivant des cours connaît un nouveau développement. Le Service correctionnel du Canada (SCC) a confirmé samedi qu'un mandat de suspension avait été émis contre Jeffrey George Ewert, repris vendredi et remis en détention « pendant qu'une évaluation plus approfondie de la situation est menée ». L'agence n'a pas précisé quelle condition de libération aurait été violée, invoquant la protection de la vie privée pour taire les circonstances de la suspension.

Le contexte de l'affaire

Ewert purge deux peines à perpétuité pour meurtre au deuxième degré et tentative de meurtre lors d'agressions contre deux femmes en Colombie-Britannique en 1984 : une femme a été tuée, et une jeune fille alors âgée de 15 ans est restée gravement handicapée et n'a jamais pu vivre de façon autonome. Après plus de quatre décennies de prison, il a obtenu une semi-liberté en 2025 et a commencé à suivre des cours de droit et à participer à des activités de la faculté à l'Université McGill de Montréal en août dernier, déclenchant des pétitions opposées d'étudiants et de professeurs et une controverse qui se poursuit ; selon le prévôt de McGill, il n'était plus sur le campus depuis début octobre.

Conditions de libération et prochaines étapes

Sa libération conditionnelle avait été prolongée de six mois en juin 2026. Les évaluations cliniques de son dossier évaluaient son risque de récidive de modéré à élevé, mais estimaient qu'avec une surveillance étroite en maison de transition et un suivi clinique, le risque « semble plutôt relever de la catégorie modérée ». Le SCC indique qu'il peut suspendre une libération conditionnelle lorsqu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'un délinquant a violé une condition ou que le risque qu'il présente ne peut plus être géré en toute sécurité dans la communauté. Le SCC va maintenant achever son évaluation avant de décider de rétablir ou non sa libération dans la communauté ; McGill, liée par la protection de la vie privée sur les dossiers individuels d'étudiants, n'a rien ajouté.

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