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Montréal · Sécurité publique

Un meurtrier condamné suit des cours à la faculté de droit de McGill et divise les étudiants

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CBC rapporte que Jeffrey George Ewert — purgeant une peine à perpétuité pour un meurtre au deuxième degré et une tentative de meurtre commis en 1984 en C.-B. — suit les cours de droit de McGill en semi-liberté depuis août ; les étudiants dénoncent un manque de transparence, son avocate y voit la réinsertion en action.

Pourquoi c'est important

CBC a rapporté vendredi (16 oct.) qu'un homme purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité pour meurtre au deuxième degré et tentative de meurtre suit les cours de la faculté de droit de l'Université McGill et participe aux activités de la faculté. Plusieurs étudiants ayant appris son passé violent ont confié à CBC leurs inquiétudes, dénonçant le manque de transparence de l'université — illustrant la tension entre sécurité sur le campus et réinsertion des délinquants.

L'affaire et le statut de semi-liberté

Il s'agit de Jeffrey George Ewert, condamné pour deux agressions commises en C.-B. en 1984 : il a agressé sexuellement et tué une femme, puis, moins de six semaines plus tard, battu et étranglé une adolescente de 15 ans, la laissant paralysée et handicapée à vie. Purgeant une peine à perpétuité, il a obtenu une semi-liberté de jour en 2025, prolongée de six mois en juin 2026, et suit les cours de droit de McGill depuis août. Les évaluations cliniques de son dossier de libération conditionnelle classent son risque de récidive de modéré à élevé ; les documents officiels indiquent qu'avec une surveillance étroite en maison de transition et un suivi clinique, ce risque « semble plutôt relever de la catégorie modérée ». La commission des libérations conditionnelles s'est dite préoccupée par ses interactions avec les femmes et ses attitudes envers elles.

Les deux camps

Des étudiants, sous couvert d'anonymat, ont déclaré que « plus de la moitié des étudiants sont des femmes, nous sommes jeunes », estimant que l'université avait une obligation morale de les informer même sans obligation légale. McGill a refusé de dire si elle connaissait le passé d'Ewert lors de son admission, invoquant les lois sur la protection de la vie privée, et a précisé que les vérifications d'antécédents criminels ne font pas partie des admissions universitaires au Canada. L'avocate d'Ewert, Me Nora Demnati, y voit la preuve de la réinsertion : « c'est ça, la réhabilitation » — il a été honnête sur son passé et sobre depuis des décennies. Certains étudiants ont aussi rapporté des expériences positives à son contact.

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