La police de Montréal congédie sept employés visés par des allégations de racisme et d'inconduite

Le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Fady Dagher, a annoncé le 2 novembre le congédiement de sept employés visés par des allégations de discrimination et de racisme et de conduite envers des personnes vulnérables ; cinq travaillaient au poste 39 de Montréal-Nord et deux au poste 21 du centre-ville, tandis que des enquêtes criminelles se poursuivent.
Le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, a annoncé en conférence de presse le 2 novembre le congédiement de sept employés visés par des allégations de « discrimination et de racisme » et de conduite envers des personnes vulnérables. Cinq d'entre eux travaillaient au poste 39 de Montréal-Nord et deux au poste 21 du centre-ville. M. Dagher a qualifié ces congédiements d'inédits, alors que des enquêtes criminelles sont toujours en cours et que d'autres annonces sont attendues dans les prochaines semaines. (Photo d'archives : un véhicule de police de Montréal, et non les agents concernés.)
Deux postes, deux controverses
Le poste 39 est au cœur d'une controverse sur le racisme depuis juin, lorsque M. Dagher avait révélé que 16 agents faisaient l'objet d'une enquête pour des actes haineux présumés envers des personnes noires et arabes lors d'interpellations. Le poste 21 a attiré l'attention le mois dernier, après que le ministre québécois de la Sécurité publique eut ordonné deux enquêtes visant un agent accusé d'avoir uriné sur des personnes en situation d'itinérance en uniforme ; M. Dagher a déclaré lundi que ses informations concernaient un « acte déshonorant de nature similaire, mais pas sur un humain », dont les détails sont examinés par le Bureau des enquêtes indépendantes du Québec.
Allégations non vérifiées de façon indépendante ; la Couronne décidera des accusations
M. Dagher a confirmé que le service a transmis ses dossiers d'enquête au Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec, qui décidera si des accusations criminelles seront portées. Il n'a pas pu confirmer qu'aucun autre agent ne serait sanctionné, tout en réaffirmant que 99 % des agents font bien leur travail et en soulignant que certains avaient dénoncé leurs collègues. La Presse canadienne a indiqué ne pas avoir vérifié de façon indépendante les allégations rapportées, et les détails publiés par La Presse n'ont pas été confirmés.
La mairesse de Montréal a qualifié cette décision d'étape « sans précédent » vers le rétablissement de la confiance des citoyens, tandis que le directeur général du groupe de défense des droits civiques Red Coalition a réclamé une enquête publique indépendante sur le « racisme systémique, le profilage racial, les pratiques policières discriminatoires et la responsabilité institutionnelle » au sein du service.
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