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Ottawa · Transports

Ottawa hésite à céder son train léger à l'Ontario : 85 M$ par an, mais qui contrôle les trains ?

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Le conseil municipal d'Ottawa pèse le transfert de son train léger à l'Ontario : la Ville y voit un allègement de 4 milliards de dollars, soit environ 85 millions par an, mais le président du comité du transport, Glen Gower, s'interroge sur le sens du « contrôle local » si le chemin de fer appartient à d'autres.

Contexte

Le conseil municipal d'Ottawa a autorisé en octobre dernier des négociations avec l'Ontario sur le « téléversement » du réseau de train léger — le transfert à la province de la propriété et de la responsabilité de l'O-Train. En avril, le maire Mark Sutcliffe et le ministre ontarien des Transports, Prabmeet Sarkaria, ont signé un protocole d'entente confirmant que les pourparlers avançaient. Selon les projections de la Ville, l'opération allégerait les contribuables ottaviens d'environ 4 milliards de dollars en coûts d'immobilisation, d'entretien et d'exploitation à long terme, soit quelque 85 millions de dollars par an à réinvestir dans le service d'autobus et la fréquence.

La question du contrôle

Au-delà de l'argent, le président du comité du transport, le conseiller Glen Gower, a soulevé l'embûche : « Que signifie le “contrôle local” si c'est quelqu'un d'autre qui possède le chemin de fer ? » Un autre modèle consisterait pour la province à simplement rembourser à Ottawa sa part des coûts du TLR, laissant la Ville aux commandes tout en obtenant l'allègement financier. En autorisant les négociations, le conseil a assorti son feu vert de sept principes, dont l'exigence que toute entente soit conforme aux précédents conclus avec d'autres municipalités ontariennes et qu'OC Transpo conserve le contrôle local de la prestation des services et de l'embauche.

Pourquoi Ottawa juge la facture inéquitable

Les contribuables ottaviens assument actuellement environ 55 % du coût de construction des étapes 1 et 2 du TLR, alors que les contribuables de Toronto, Mississauga, Hamilton et Brampton n'ont payé qu'environ 5 % du coût de leurs propres projets de transport en commun, la province et le fédéral se partageant le reste. Pour une ville de la taille d'Ottawa, cet écart est un irritant de longue date au conseil — et le principal moteur du projet de transfert.

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