Paris ouvre une enquête pour tentative d’homicide après l’attaque au cocktail Molotov qui a brûlé un gendarme

Le parquet de Paris a ouvert le 1er novembre une enquête pour tentative d’homicide contre des personnes dépositaires de l’autorité publique après l’attaque au cocktail Molotov survenue à la fin de la manifestation parisienne de samedi; aucun suspect na encore été arrêté.
Le parquet de Paris a annoncé le 1er novembre l’ouverture d’une enquête sur l’attaque au cocktail Molotov survenue à la fin de la manifestation parisienne de samedi, pour tentative d’homicide contre des personnes dépositaires de l’autorité publique. Selon le parquet cité par l’AFP, un engin incendiaire artisanal a explosé aux pieds d’un gendarme près de la porte de Charenton, dans l’est parisien, provoquant des brûlures au deuxième degré; le bilan des blessés est encore en cours d’évaluation et, à ce dimanche, aucun suspect n’a été arrêté dans cette affaire, les enquêteurs cherchant à identifier les auteurs.
L’attaque et les blessures
Le parquet a indiqué que des engins explosifs ont été lancés contre une quinzaine de gendarmes et de policiers. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé samedi soir un niveau de violence extraordinaire de la part de certains émeutiers et a qualifié l’attaque de tentative de meurtre. Des images largement diffusées montrent les flammes grimper sur l’uniforme du gendarme; celui-ci n’aurait pas subi de blessures graves l’empêchant de travailler, mais les brûlures au deuxième degré signalées par le parquet restent à confirmer par une évaluation formelle.
L’ampleur des manifestations de samedi
L’attaque est survenue à l’issue du troisième week-end consécutif de manifestations nationales en France. Le ministère de l’Intérieur a estimé la participation à environ 320 000 personnes dans tout le pays, dont environ 70 000 à Paris; à 21 heures samedi, 565 personnes avaient été interpellées dans tout le pays, dont 105 à Paris, où le parquet a fait état de 89 personnes placées en garde à vue. Les manifestations ont commencé avec des revendications étudiantes sur l’état des établissements scolaires et le système d’admission universitaire, avant de s’élargir aux griefs sur le coût de la vie.
La suite
Des organisations étudiantes ont promis des blocages de campus mardi et jeudi, et les syndicats ont appelé à une manifestation le 5 novembre, la même semaine qu’une grève ferroviaire nationale prévue. La question de savoir si l’enquête du parquet permettra didentifier et d’arrêter des suspects sera un signal clé pour mesurer une éventuelle escalade cette semaine.
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