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Paris · Société

La préfecture de Paris interdit la manifestation d'Urgence Palestine le 7 octobre, invoquant un risque grave de trouble à l'ordre public

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Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a interdit la manifestation du 7 octobre convoquée par le collectif propalestinien Urgence Palestine, à la demande du ministre de l'Intérieur, invoquant un risque grave de trouble à l'ordre public ; le collectif annonce un recours.

Pourquoi c'est important

Le 7 octobre marque trois ans depuis les attaques du Hamas contre Israël, et des commémorations organisées par des associations de la communauté juive se tiennent aujourd'hui dans tout Paris. L'arrêté du préfet met en place une confrontation directe entre les autorités et le collectif propalestinien, qui annonce contester l'interdiction en justice.

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Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé mardi sur X qu'il interdisait le rassemblement convoqué mercredi par le collectif propalestinien Urgence Palestine, placé sous le mot d'ordre « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu ». L'arrêté a été pris à la demande du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Le préfet a invoqué une menace terroriste élevée et des actes antisémites restant à un niveau historiquement haut en France — 53 % de l'ensemble des faits antireligieux recensés sur le territoire national, selon l'arrêté — estimant qu'une telle manifestation, ce jour-là, faisait peser un risque sérieux de troubles à l'ordre public. Le texte relève également que plusieurs commémorations devaient se tenir à Paris sous l'égide d'associations de la communauté juive, et juge que le rassemblement pouvait être perçu comme une provocation par la communauté juive.

Le cortège devait se rassembler à 18 h 30 et s'ébranler à 19 h devant la station de métro Château-Rouge, en direction de la place Jules-Joffrin (18e arrondissement), avec une arrivée escomptée à 21 h. Le collectif a annoncé à l'Agence France-Presse qu'il déposerait un recours devant le tribunal administratif, dénonçant une « censure politique » et une « atteinte grave à la liberté d'expression et à la liberté de manifester », et affirmant que pour les Palestiniens, le 7-Octobre marque « le début de l'offensive génocidaire sur Gaza ».

Source

Le Journal des Français, Onoris Journal et l'AFP (6 octobre 2026).

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