Paris : « acte IV » multi-fronts, des stations de métro fermées pendant les grèves des crèches et de TotalEnergies

Le 8 octobre, Paris a connu l'« acte IV » lycéen et étudiant, la grève de la petite enfance et une grève CGT de 24 heures chez TotalEnergies ; la RATP a fermé plusieurs stations de métro à la demande de la préfecture, 375 établissements fermés, le ministre annonce 3 000 remplaçants.
Pourquoi c'est important
L'automne social français ne cesse de monter : l'« acte IV » lycéen s'est superposé aux grèves de la petite enfance et de l'énergie, perturbant en une seule journée transports, crèches et carburant à Paris. Le gouvernement a réagi le jour même avec 3 000 enseignants remplaçants — et la suite s'annonce chargée : mobilisations les 13 et 17 octobre, journée interprofessionnelle nationale le 5 novembre.
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Le 8 octobre, lycéens et étudiants ont organisé l'« acte IV » d'un mouvement né le 21 septembre dans l'académie de Créteil. Selon le ministère de l'Éducation, 375 établissements étaient partiellement ou totalement fermés jeudi matin. À Paris, les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à un rassemblement à 15h place de la Bastille, tandis qu'un autre cortège partait à 14h de la place de la République vers la place de la Bataille de Stalingrad.
Autres fronts le même jour : grève de la petite enfance pour de meilleurs taux d'encadrement et conditions de travail ; grève CGT de 24 heures dans les raffineries et stations-service TotalEnergies pour les salaires. À la demande de la préfecture de police, la RATP a fermé plusieurs stations : Charles de Gaulle–Étoile (RER A et lignes 1, 2, 6) et Argentine dès la prise de service et jusqu'à nouvel ordre ; La Chapelle (ligne 2), Barbès–Rochechouart (lignes 2 et 4) et Jacques Bonsergent (ligne 5) à partir de 12h ; Bastille (lignes 1, 5 et 8) à partir de 13h.
Réponse du gouvernement le jour même : le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que policiers et gendarmes « n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens » ; le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a annoncé quelque 3 000 enseignants remplaçants dans des centaines d'établissements à compter du 9 octobre. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez fait état de 6 629 interpellations depuis le début du mouvement, 761 blessés chez les forces de l'ordre et 215 chez les élèves. Prochaines dates : mobilisation le 13 octobre, journée nationale le 17 octobre (Paris et une vingtaine de villes), journée interprofessionnelle nationale le 5 novembre à l'appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'Unsa et de la FSU.
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