L'Espagne va réduire les services Madrid-Séville, le ministre face aux parlementaires après l'accident qui a fait 69 morts

Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a déclaré le 3 novembre que les services de la ligne Madrid-Séville seront réduits jusqu'à ce que l'Agence de sécurité ferroviaire achève l'examen du système de sécurité de la ligne et que le déploiement retardé du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) soit terminé ; il devait répondre mardi après-midi aux parlementaires au sujet de la collision à grande vitesse de la semaine dernière, qui a fait 69 morts. Le premier ministre Pedro Sanchez a annoncé le 2 novembre que le gouvernement approuverait un plan d'aide d'urgence, notamment le doublement des indemnisations au titre de l'assurance voyageurs obligatoire, l'avance des paiements et l'amélioration de la couverture d'incapacité temporaire. L'accident de la semaine dernière est le pire accident ferroviaire en Europe depuis 2013, et la deuxième collision mortelle sur la même ligne cette année, après un accident en janvier qui a fait 46 morts. (La photo de couverture est une photo d'archives d'un train à grande vitesse Renfe AVE, et non des trains concernés.)
Les services de la ligne ferroviaire Madrid-Séville seront réduits jusqu'à l'examen de son système de sécurité. Reuters a rapporté le 3 novembre que le ministre des Transports, Oscar Puente, a déclaré aux journalistes que les services seraient réduits jusqu'à ce que l'Agence espagnole de sécurité ferroviaire examine le système de sécurité de la ligne et que le gouvernement achève le déploiement retardé du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS). (La photo de couverture est une photo d'archives d'un train à grande vitesse Renfe AVE, et non des trains concernés.)
Le ministre face aux parlementaires, malgré les appels à la démission
Puente devait comparaître à 17 heures (16 heures GMT) mardi devant la Députation permanente, un organe législatif restreint, pour répondre aux questions sur sa gestion de l'accident de la semaine dernière. Reuters rappelle que la collision à grande vitesse a fait 69 morts confirmés à ce jour, ce qui en fait le pire accident ferroviaire en Europe depuis 2013, et que les appels à la démission de Puente se sont multipliés, y compris de la part d'alliés de la coalition. Puente a exclu de démissionner.
Plan d'aide : indemnisations doublées, paiements accélérés
Le premier ministre Pedro Sanchez a déclaré lundi que le gouvernement approuverait un plan d'aide d'urgence doublant les indemnisations des victimes au titre de l'assurance voyageurs obligatoire, avançant les paiements et améliorant la couverture d'incapacité temporaire. Le journal espagnol El Pais, citant des sources non identifiées, a rapporté que les mesures envisagées comprenaient une limite de vitesse de 40 km/h lorsqu'un train doit se fier à la vision du conducteur pour repérer les obstacles en cas de panne du système de signalisation ; cette information est attribuée aux sources du journal et n'a pas été confirmée par les autorités.
Ce qui s'est passé : panne de signalisation et ordre « inexplicable »
L'accident s'est produit la semaine dernière près de la ville d'Urda, dans le centre de l'Espagne. Puente a déclaré vendredi qu'une panne informatique avait mis hors service le système de signalisation, et qu'un ordre ultérieur du centre de contrôle autorisant le train à reprendre sa route était « inexplicable ». Les enquêteurs ont estimé la vitesse d'impact entre 160 et 200 km/h. Il s'agit de la deuxième collision mortelle sur la même ligne cette année : un accident en janvier, impliquant les mêmes compagnies sur la même ligne, avait fait 46 morts.
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