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Sydney · Sécurité publique

Sydney : un homme placé en détention après avoir menacé une crèche dans des échanges avec un chatbot

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David Lan Thackray, 29 ans, a été inculpé pour avoir utilisé un service de télécommunication afin de menacer et de harceler, après un signalement d'Interpol concernant ses conversations avec Claude d'Anthropic ; le tribunal l'a placé en détention pour une évaluation psychiatrique.

Pourquoi c'est important

Il s'agit de l'une des premières affaires en Australie où des poursuites découlent du contenu de conversations avec un chatbot d'IA : la police est intervenue après qu'Interpol lui a transmis un signalement de l'entreprise d'IA, signe que la surveillance des contenus par les plateformes d'IA devient une nouvelle porte d'entrée des enquêtes pénales.

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David Lan Thackray, 29 ans, a été arrêté à Sydney dimanche 18 octobre et inculpé pour avoir utilisé un service de télécommunication afin de menacer, harceler ou offenser, selon des documents judiciaires. La police a indiqué qu'Interpol avait signalé ses interactions avec Claude, l'assistant d'IA développé par Anthropic. Le tribunal local de Sutherland a entendu lundi que Thackray aurait confié au chatbot son intention de commettre une fusillade de masse dans une crèche près de son domicile de Hurstville, en faisant référence à l'auteur présumé de l'attaque de Bondi Beach en décembre dernier, qui a fait 15 morts ; selon la fiche de police, il aurait déclaré qu'il allait « descendre au Westfield du coin pour tirer sur la garderie ». Le parquet a averti que sa remise en liberté pourrait avoir une issue « catastrophique », et le tribunal l'a placé en détention en vue d'une évaluation de santé mentale.

Son avocat, Danilo Rajkovic, a expliqué que Thackray tentait d'utiliser Claude pour soigner une infection de l'oreille et s'était lancé dans une « tirade provoquée par le stress et la frustration », sans que ses propos aient un quelconque poids réel. Le tribunal a entendu qu'il n'avait pas demandé au chatbot de proférer des menaces envers quiconque, qu'il croyait converser en privé chez lui et qu'il avait demandé un réexamen après la suspension de son compte. Sources : Sydney Morning Herald ; Zot News ; Newslocker, d'après des documents judiciaires et la fiche de police.

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