ONU : les prix alimentaires mondiaux au plus haut depuis près de quatre ans en septembre

L'indice des prix alimentaires de la FAO a atteint 136,0 points en septembre, son plus haut niveau depuis novembre 2022, porté par les céréales et le sucre sur fond de perturbations du transport maritime et de chocs climatiques.
Pourquoi c'est important
L'inflation alimentaire mondiale, qui s'était atténuée pendant une bonne partie de 2024 et 2025, repart à la hausse. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé le 2 octobre que son indice des prix alimentaires de septembre avait grimpé à 136,0 points, une troisième hausse mensuelle consécutive et le niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Cet indice suit les prix internationaux d'un panier de produits alimentaires échangés ; une hausse durable finit par se répercuter sur les prix en supermarché, en particulier dans les pays fortement dépendants des importations alimentaires et énergétiques.
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L'indice de septembre a progressé de 1,5 % par rapport à août (134,0 points après révision) et s'est établi 5,8 % au-dessus de son niveau d'il y a un an. Le sucre a été le plus fort contributeur, bondissant de 6,1 % en un mois pour un troisième gain consécutif, portant les prix internationaux du sucre à un sommet de 18 mois, les marchés craignant qu'un épisode El Niño sévère ne pèse sur la production en Inde, en Thaïlande et chez d'autres grands producteurs.
L'indice des céréales a augmenté de 5,1 % sur le mois et de 17,2 % sur un an : le blé a grimpé d'environ 6 %, à son plus haut depuis août 2023, les contraintes logistiques en mer Noire obligeant les importateurs à chercher d'autres sources d'approvisionnement et la sécheresse en Amérique du Nord soutenant les cours avant les semis de blé d'hiver ; le maïs a progressé de 5,6 % à un sommet de trois ans, pénalisé par des rendements américains inférieurs aux attentes et une moindre disponibilité des exportations brésiliennes. Les huiles végétales ont légèrement augmenté de 0,9 %, tandis que la viande a reculé de 1,1 % et les produits laitiers sont restés pratiquement stables.
L'économiste en chef de la FAO, Maximo Torero, a déclaré : « Nous observons une accumulation persistante et de plus en plus large des prix mondiaux des matières premières, les perturbations dans le détroit d'Ormuz et en mer Noire se combinant aux chocs climatiques pour faire pression sur l'énergie, les transports et les denrées alimentaires clés. Si elles se prolongent, ces pressions se répercuteront bientôt sur les prix alimentaires à la consommation, en particulier dans les pays dépendants des importations alimentaires et énergétiques. »
La FAO a maintenu sa prévision de production céréalière mondiale pour 2026 à 2,979 milliards de tonnes, en baisse de 2,1 % par rapport à 2025 mais toujours le deuxième record de l'histoire. Elle a réduit de 0,7 % sa prévision du commerce mondial des céréales en 2026/27, en raison de moindres attentes d'exportations de blé et de maïs sur fond de routes maritimes contraintes en mer Noire.
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