La Cour suprême des États-Unis examinera la détention obligatoire des migrants sans audience de libération

La Cour suprême des États-Unis a accepté le 1er octobre d'examiner l'appel de l'administration Trump défendant la détention obligatoire sans audience de libération pour les migrants entrés illégalement, dans l'affaire Rhoney c. Barbosa da Cunha.
Pourquoi c'est important
L'affaire, Rhoney c. Barbosa da Cunha, est la dernière bataille du programme d'expulsions massives du président Trump à parvenir devant la plus haute juridiction américaine. Une directive du département de la Sécurité intérieure de juillet 2025 soumet les personnes entrées illégalement aux États-Unis à une détention sans audience de libération pour toute la durée de leur procédure d'expulsion, qui peut durer des mois voire des années — renversant une interprétation vieille de près de trois décennies qui permettait aux personnes déjà installées dans le pays d'être libérées sous caution.
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WASHINGTON, 1er octobre (Reuters) — La Cour suprême des États-Unis a accepté jeudi d'examiner l'appel de l'administration Trump défendant une politique de détention obligatoire, sans audience de libération sous caution, pour les migrants entrés illégalement aux États-Unis. Les juges se saisiront de l'affaire lors de leur nouvelle session qui débute lundi.
L'affaire concerne Ricardo Aparecido Barbosa da Cunha, un ressortissant brésilien qui, selon les autorités, serait entré illégalement aux États-Unis il y a environ deux décennies, aurait demandé l'asile en 2016 et a été arrêté en septembre 2025. Ses avocats affirment qu'il n'a jamais été inculpé ni condamné. Après qu'un juge de l'immigration a déclaré sa détention obligatoire, un juge fédéral de New York a ordonné une audience de libération sous caution, et la cour d'appel du 2e circuit a confirmé le 28 avril 2026 que sa détention relève de l'article 8 U.S.C. § 1226(a), qui permet une audience de libération — et non du texte frontalier sans caution invoqué par le gouvernement.
La plupart des cours d'appel fédérales ayant examiné la question ont conclu que refuser à ces migrants une audience de libération violait le droit fédéral, mais les 5e et 8e circuits ont conclu l'inverse, créant une divergence que l'administration dit nuire à une application cohérente du droit. La Cour suprême, à majorité conservatrice de 6 contre 3, a jusqu'ici permis à plusieurs politiques d'immigration fermes de Trump d'entrer en vigueur.
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