Vancouver : l'extension du port, le terminal 2 de Roberts Bank, classée projet d'intérêt national et avancée à 2035

Le gouvernement du Canada a officiellement inscrit, le 30 octobre, le projet du terminal 2 de Roberts Bank, au port de Vancouver, comme projet d'intérêt national : un investissement de 5,9 milliards de dollars ajoutant 2,4 millions d'EVP de capacité annuelle, soit environ 50 % de capacité conteneurisée en plus pour le port, et une mise en service avancée à 2035 au lieu de 2039.
VANCOUVER — Le gouvernement du Canada a officiellement inscrit, le 30 octobre, le projet du terminal 2 de Roberts Bank, au port de Vancouver, comme projet d'intérêt national. Mené par l'Administration portuaire Vancouver-Fraser, ce projet de 5,9 milliards de dollars ajoutera un terminal maritime à conteneurs à trois postes à Roberts Bank, à Delta, en Colombie-Britannique, avec 2,4 millions d'équivalents vingt pieds (EVP) de capacité annuelle supplémentaire.
Un calendrier avancé de quatre ans, jusqu'en 2035
En vertu de l'inscription prévue par la Loi visant à bâtir le Canada, le projet obtient une certitude préalable sur ses autorisations fédérales restantes, ce qui avance sa mise en service commerciale de quatre ans au maximum, de 2039 à 2035, avec une décision finale d'investissement visée pour le milieu de 2027. Le gouvernement fédéral souligne que le port de Vancouver est le plus grand port du Canada et sa principale porte d'entrée vers les marchés indo-pacifiques; l'extension augmentera la capacité conteneurisée du port d'environ 50 % et appuiera jusqu'à 100 milliards de dollars de commerce annuel.
Ce qu'Ottawa avance : diversification du commerce et souveraineté économique
Le ministre des Transports, Steven MacKinnon, a déclaré que la capacité ajoutée réduirait les goulots d'étranglement et renforcerait les liens de transport sur lesquels comptent les entreprises canadiennes, et a indiqué en conférence de presse que, sans ce projet, la congestion pourrait faire grimper les coûts d'expédition de plus de 800 millions de dollars par an d'ici 2035. Le premier ministre Mark Carney a affirmé que l'inscription relierait mieux l'économie canadienne au monde et diversifierait son commerce, conformément à l'objectif d'Ottawa de doubler les exportations vers les marchés autres que les États-Unis d'ici 2035.
Retombées prévues, et exigences environnementales maintenues
Le gouvernement prévoit environ 17 000 emplois liés à la chaîne d'approvisionnement, quelque 3 milliards de dollars par an de PIB et plus de 630 millions de dollars par an de recettes fiscales; il s'agit d'estimations gouvernementales, et non de résultats déjà obtenus. Ottawa insiste aussi sur le fait que l'inscription ne supprime pas les obligations environnementales : les conditions existantes de l'évaluation environnementale restent en vigueur, des garanties environnementales rigoureuses sont maintenues, et le projet avancera en consultation véritable avec les communautés autochtones. L'administration portuaire a choisi la coentreprise TerraMarine comme partenaire de construction privilégié.
Cet article est compilé à partir du communiqué de Transports Canada du 30 octobre 2026 et de reportages connexes; la décision finale d'investissement et le calendrier de construction restent soumis aux annonces ultérieures de l'administration portuaire et du gouvernement fédéral.
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